09 Juin 10 ans d’aventures humaines
Des rencontres. Avant tout.
En dix ans, les Fées Spéciales ont contribué à la création de films, des musées, des documentaires, des expériences immersives. Mais surtout, elles ont vécu des rencontres. Et ce sont elles qui comptent.

130 personnes, et bien plus encore
En dix ans, plus de 130 collaboratrices et collaborateurs ont travaillé directement avec le studio. À parité — sans chercher à le provoquer, les choses se sont faites naturellement. Des profils venus d’horizons très différents : animateurs, développeuses, réalisateurs, chercheuses, techniciens, graphistes, docteurs, intermittents ou permanents. À cela s’ajoutent des centaines de collaborations indirectes, dans une dizaine de pays. Autant de cultures, autant de manières de penser l’image, autant de discussions parfois passionnées.
Un studio d’animation, c’est une circulation d’intelligence. Et ça se construit grâce à l’intermittence du spectacle — outil envié par les autres pays et mal compris par ceux qui ne le pratiquent pas. L’intermittence, c’est la richesse de l’animation française : un catalyseur qui a permis de faire de la France le troisième producteur mondial en volume, et sans doute le pays offrant la plus grande variété de possibilités dans le domaine. Ce brassage naturel a permis à tous les studios, depuis quarante ans, d’échanger informellement les bonnes pratiques grâce à des équipes mouvantes et apprenantes.
Des projets qui ont du sens
Nous avons eu une chance immense : travailler exclusivement sur des projets porteurs de sens. Des longs métrages engagés, des documentaires qui interrogent le monde, des dispositifs muséaux pour transmettre l’histoire et la science, des projets liés à la conservation des espaces naturels. Chaque sujet nous a obligés à apprendre. Et les intervenants — auteurs, médiateurs, scientifiques, institutions — nous ont fait confiance et ouvert leurs portes, partageant leur connaissance sans retenue.
Grâce à eux, nous ne sommes pas restés dans un seul terrain de jeu. Nous avons volontairement accepté d’aller là où on ne nous attendait pas.
Ne pas savoir dans quelle case nous mettre ? C’est une liberté que nous chérissons.
Rien n’est linéaire
Dix ans, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a eu des périodes d’incertitude, des tensions propres à toute aventure collective, des projets plus difficiles que prévu, des ajustements, des remises en question. Une SCOP n’est pas une abstraction idéale. C’est une pratique quotidienne du dialogue. Ce n’est jamais parfait. Mais c’est vivant.
De collaborateurs à associés
Certaines rencontres ont été plus loin. Douze personnes se sont associées au fil du temps, dont huit sont toujours présentes aujourd’hui. D’autres ont poursuivi leur route ailleurs, en emportant un morceau de l’aventure avec elles. Cette capacité à ouvrir le capital, à partager la responsabilité, à transmettre — c’est peut-être l’un des traits les plus forts du studio. Les Fées ne sont pas figées. Elles se recomposent. Un studio reste un lieu de passage ; on n’y reste pas toujours, mais on y laisse quelque chose. Chaque personne qui y est passée a laissé son empreinte. Une entreprise coopérative demande du temps, de l’écoute et de la confiance. Et la richesse des Fées ne se mesure pas seulement en films sortis, mais en trajectoires croisées. Dix ans d’aventures humaines, ce n’est pas un point final : c’est un chapitre.









